Tester votre charge mentale !

Bon ok, le sujet est un peu bateau… je peux quand même vous assurer que j’ai appris des choses en me documentant et en l’écrivant. Je ne connaissais que le concept global de la charge mentale.

En creusant réellement tout à d’abord les définitions, puis l’origine de ce concept, j’ai pris conscience de la lourdeur du processus. Les différentes études qui ont pu être faites montrent que en ajoutant de la communication entre les personnes suffirait à diminuer cette charge.

Enfin je vous propose quelques liens pour tester votre propre charge mentale !

Pour finir cet article, nous évoquerons bien sûr les solutions possibles pour limiter, voire faire disparaître la charge mentale ! ouf ! ! !

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Un petit tour du côté des définitions


Voilà bien des années que le terme « charge mentale » est apparu dans les débats féministes, bien avant son arrivée sur les réseaux sociaux. Quelle est notre compréhension de la charge mentale ? Petit tour d’horizon !


Si l’on feuillette le Larousse, la « charge » est définie de plusieurs manières :

  • « Fardeau, poids, porté ou transporté par un animal, quelqu'un, un véhicule »

  • "Ce qui pèse sur quelqu'un, un groupe, qui entraîne des responsabilités (morales, financières, etc.) »

  • « Rôle, mission, choses ou personnes dont on a la responsabilité »

  • « Toute fonction considérée sur le plan des responsabilités qui s'y attachent »

Les synonymes de la charge sont le fardeau, le poids, la responsabilité, la mission, le mandat ou encore l’imputation. Il peut même s’agir d’assaut lorsque l’on évoque le domaine de l’armée.


D’autre part, l’adjectif «mental» est défini, toujours dans le Larousse, de la manière suivante :

  • « Relatif aux fonctions intellectuelles, au psychisme »

  • « Qui se passe exclusivement dans l'esprit, intérieurement, sans s'exprimer ou se manifester extérieurement »

Notons que le psychisme est ce « qui concerne la vie mentale, dans ses aspects conscients et / ou inconscients. » (Larousse).


Il est aussi important de souligner que la charge mentale est donc un poids, un fardeau qui ne se traduit pas extérieurement, d’où la difficulté pour l’entourage de s’en apercevoir. Elle est donc propre à chacun.


Aujourd’hui, la charge mentale peut se traduire dans bien des domaines. En effet, bien que la charge mentale soit connue pour s’appliquer à la gestion du domicile et de la famille. La charge mentale s’invite aujourd’hui au travail, dans la sphère professionnelle.


Quel est l’origine de ce concept ?


Dans la revue « Travail des femmes et famille » paru à l’été 1984, Monique Haicault, sociologue, évoque la charge mentale dans un article intitulé « La gestion ordinaire de la vie en deux ».

« La charge mentale de la journée « redoublée » est lourde d’une tension constante, pour ajuster des temporalités et des espaces différents, mais non autonomes, qui interfèrent de manière multiplicative. »

Au sein de ce même article, il est mentionné que le mouvement des femmes a lancé cette idée au début des années 70 en France aussi bien dans la rue « non à la double journée » que dans les écrits ou rapports.


Monique Haicault fait état d’une « violence tranquille », « car elle s’exerce dans la plus parfaite discrétion, renforcée par les idéologies des rôles sexuels qui se retrouvent dans les imaginaires sociaux et la grande mythologie du féminin/masculin ». Cela souligne encore l’importance du terme « mental ». En effet, tout ceci se passe dans les états internes de chaque personne.


Elle y détaille également les stratégies mises en place pour cumuler le plus d’évènements dans une journée. « Le corps et le temps ont pris des dimensions nouvelles ». « Au corps gestionnaire et force de travail (…) s’est ajouté le corps médiateur, trait d’union entre pratiques apparemment éclatés ». Le temps quant à lui est décrit comme un « instrument de la gestion ».


Elle met en lumière la position d’équilibriste que la femme adopte au quotidien. La femme cherchant à cumuler en une journée les quarante-huit heures qui lui serait nécessaire pour performer dans sa vie professionnelle et pour remplir son rôle de mère à la hauteur de ses exigences. « L’enjeu consiste à organiser (…) les sucessions de charge de travail, de les imbriquer, de les superposer, ou, au contraire, de les dés imbriquer, de fabriquer des continuités : sortes de fondus enchaînés, de jouer sans cesse sur ce qui marche ensemble et ce qui est incompatible ».

Qui n’a jamais entendu une mère de famille dire « je n’ai pas le temps », « je cours en permanence après le temps » ou encore « je suis toujours en retard » ? En effet, il est important d’insister sur le fat que « la nécessité pour la femme de gagner du temps ou de ne pas en perdre, l’art pour rendre le temps élastique voire réversible, finit par établir une relation au temps qui donne aux rapports de sexes un contenu supplémentaire. Les hommes et les femmes ne se situent pas de manière identique dans le temps, avec le temps ; ils ne le gèrent pas pareillement et, par conséquent, l’intériorisent également différemment ».


Monique Haicault souligne encore que « la charge mentale est faite ainsi de ces perpétuels ajustements, (…), où se perd le corps, où se tue la tête, à calculer l’incalculable, à rattraper sur du temps et avec du temps, le temps perdu, à faire, à gérer ».


Lorsque « je n’ai pas le temps », rime avec « minuscules censures ».

Qui est concerné par la charge mentale ?


En fait, tout le monde !


Dans une étude du 27 Février 2018, O2 services et Ipsos dévoilent que 77% des femmes seraient concernées par la charge mentale. https://www.ipsos.com/fr-fr/charge-mentale-8-femmes-sur-10-seraient-concernees


Ces femmes « déclarent d’ailleurs avoir trop de choses auxquelles penser et avoir peur d’en oublier ». De leur côté, les hommes, à hauteur de 59%, « s’interrogent sur l’obligation de devoir toujours tout prévoir ».

Cette grande enquête met également en lumière le fait que les hommes et les femmes se sentent grandement responsable de la gestion du quotidien. Toutefois, ils n’ont pas du tout la même façon de gérer les choses. En effet, les femmes considèrent en majorité gérer quasiment seules la majorité des tâches familiales et ménagères. Notamment, le ménage et les enfants. En parallèle environ un homme sur deux considère que les tâches sont réparties équitablement dans leur couple. Répartition faite selon les préférences de chacun.


La résultante est alors qu’en effet les femmes s’occupent principalement des enfants et du domicile, alors que les hommes réalisent des tâches individuelles comme descendre les poubelles, bricoler…

Ce décalage entre les hommes et les femmes se traduit notamment dans les besoins de changement. « 62% des femmes souhaiteraient que les choses changent », au sein de ce pourcentage : 15% d’entre elles n’en peuvent plus et 50% se placent dans une position attentiste, voulant que le changement vienne de son conjoint. Complètement à l’opposé, près de 7 hommes que 10 ne veulent aucun changement.

Toutefois, « 87% des hommes interrogés se déclarent prêts à s’impliquer davantage au quotidien pour soulager leur moitié ».


C’est à se demander d’où vient alors le problème !

Et vous ? Où vous situez-vous en terme de charge mentale ?

Si vous souhaitez tester votre charge mentale, vous pouvez aller sur Psychologies.com

https://test.psychologies.com/tests-moi/tests-de-comportement/Evaluez-votre-charge-mentale


ou

https://lessentiel.macif.fr/est-niveau-charge-mentale-faites-test


ou encore


https://www.nouvelobs.com/societe/20170718.OBS2260/test-votre-charge-mentale-pese-t-elle-plus-lourd-que-celle-de-votre-conjoint.html


N’hésitez pas à partager vos résultats en commentaires :-)

Des solutions ?


Oui ! ! !

  • accepter de ne pas être parfait.e

  • lâcher prise

  • prendre du recul

  • mieux répartir les tâches

  • ou encore se faire accompagner !

Cela vous permettra d’accepter de ne pas être parfait.e, de lâcher prise ou encore de prendre du recul, et même probablement de mieux répartir les tâches ! ! ;-)


Et vous, quelles sont vos astuces ? Partagez-les en commentaires !